Ils sont partis le 8 novembre dernier, certains sont à mi-course, les multicoques un peu moins. La situation:
Classement à 17 heures :
Multi 50 :
1 Crêpes Whaou ! (FY Escoffier –
E Le Roux) à 2957,3 milles de l'arrivée
2 Guyader pour Urgence Climatique (V
Erussard – L Féquet) à 692,6 milles du premier
3 Région Aquitaine Port-Médoc
(L Roucayrol – A Alfaro) à 742,3 milles du premier
IMOCA 60
1
Safran (M Guillemot – C Caudrelier) à 2512,4 milles de l'arrivée
2 Groupe
Bel (K de Pavant – F Gabart) à 28,1 milles du premier
3 Mike Golding Yacht
Racing (M Golding – J Sanso) à 70 milles du premier
4 Veolia Environnement (R
Jourdain – JL Nélias) à 309,4 milles du premier
5 Foncia (M Desjoyeaux – J
Beyou) à 311,1 milles du premier
Communiqué de presse
Alex Thomson, Hugo Boss - abandon
« Nous avons
évalué les dégâts ce matin. Il est très frustrant de constater qu'il nous sera
impossible de procéder aux réparations en mer. C'est un sacré coup dur pour
l'équipe. D'autant que nous faisions une belle course. HUGO BOSS a survécu au
pire de la tempête qui s'est abattue sur la flotte la semaine dernière.
Vendredi, nous avons eu plusieurs départs au tapis avec des énormes vagues
cassantes et malgré une dérive cassée, le bateau s'en est très bien sorti. Ça
m'épate toujours que des équipes d'ingénieurs et de constructeurs puissent
construire des bateaux assez costauds pour résister à de telles conditions, et
nous avions confiance en notre monture. Nous étions en bonne position pour la
course et bien que nous ayons perdu des milles à cause de notre dérive, notre
option au Nord avait payé car nous étions restés au contact des leaders. On
avait encore la moitié de la course devant nous, mais le plus dur était fait.
Nous avions hâte de toucher les Alizés. Je suis extrêmement déçu que notre
course s'arrête à cause de déchets jetés à la mer par quelqu'un, c'est brutal.
S'il n'y avait pas de brèche dans la coque, nous continuerions sans problème et
je reste convaincu qu'on aurait pu faire une belle performance. Comme je l'ai
dit hier soir, nous pensions avoir fait le plus dur, alors c'est un sacré coup
au moral pour toute l'équipe.
Alex Pella – W Hotels – 9ème au
classement Imoca de 17h
« Ca va, ça glisse, c'est la bonne
ambiance à bord. Au début on n'était pas du bon côté, on a été obligé de se
recaler un peu. On navigue sur l'ancien bateau de Jean-Pierre Dick et la
passation du bateau s'est très bien passée, notamment lors du Tour de l'Europe.
On s'est entrainé depuis le mois de mars, on en a bien profité. Niveau effort et
changements de voiles on découvre, c'est très intéressant. On remplit notre
carnet de notes pour la Barcelona World Race 2010, c'est notre prochain
objectif. On n'a pas encore pu se reposer entre les coups de vent et les
options. On commence tout juste à récupérer un peu. On se nourrit avec des
lyophilisés. Mais ma mère est venue au départ et elle m'a donné du fromage et du
bon jambon ! »
Charles Caudrelier - Safran – 1er au
classement Imoca de 11h
« Tout va bien à bord. On a perdu un
peu de distance cette nuit, ça nous énerve un peu. Les autres ont bien navigué.
Comme on a empanné plus tôt, ça leur a permis de perdre de la distance, on y a
perdu une dizaine de milles mais ce n'est pas grave. C'est bien d'être en tête
mais le problème, c'est d'y rester ! C'est très frustrant de penser qu'on peut
se faire battre. Mais il y a vraiment beaucoup de route… Il nous reste 8 jours
de mer, 4 jours très compliqués et surement de nombreuses options, plus ou moins
risquées qui vont se dessiner. Je ne connais pas bien Mike Golding, mais je
connais Kito et je sais que lui, il va jouer !»
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