De passage au Havre l'aventurier Charles Hedrich, 54 ans, tentera à partir de juin, avec son Respectons la terre, l'aller-retour non-stop en solo de l'Atlantique à la rame. Le natif de Lyon a tout abandonné en 2003 pour passer de l'autre côté du monde : Dakar, Transat, Everest , Antarctique, Pôle nord... Vertigineux.
Son CV sportif est impressionnant depuis qu'il a quitté la marine marchande. 45 ans, le bon âge pour tenter une autre vie? "L'aventure me passionne, mais c'est le sport qui m'intéresse. En 2003, j'ai trouvé ma voie dans l'endurance". Charles Hedrich culmine à plus d'1m90 et son credo est de ne plus perdre de temps.
Pour sa première dans le Dakar, à peine le permis en poche et déjà sur les pistes. Par la suite ce sera un tour du monde à la voile en 2004, l'Everest en 2006, le record de la traversée de l'Atlantique à la rame en 2007, une première traversée du Pôle Nord en 2009, un premier Tour du Monde par les deux Pôles avec le Glory of the Sea en 2009-2010.
Entraînement Paris Le Havre par la Seine
Pour ce challenge de 6 mois à la rame, neuf jours lui ont seulement suffi pour venir au Havre. Après l'embarquement du bateau, ce sera le départ de Saint-Pierre-et-Miquelon vers l'Atlantique Nord, d'Ouest en Est : "Je dois descendre jusqu'aux îles Canaries en longeant les côtes Françaises, Espagnoles, Portugaises et Africaines, jusqu'au Cap Vert et une nouvelle traversée d'Est en ouest pour une arrivée au Brésil (Amazonie) ou aux Antilles". La bonne fenêtre de départ devrait se situer à la fin du mois de juin, "sans doute vers le 25". Mais, la rame c'est dur? "Moins qu'on ne le pense, c'est un peu faire du vélo sans trop forcer!".
Sur le Web : La Croix, France Soir, et général Wikipédia, site de Charles Hedrich. L'aventurier a reçu le soutien des entrepreneurs de la Seine-Saint-Denis
Première mondiale à la rame
Il faudra être en forme et tenir le coup. A bord, il y aura 180 kg de nourriture, mais aussi plein de matériel, chaque détail comptera : du téléphone satellite au panneau solaire, et un pilote automatique, une combinaison de survie, le radeau de sauvetage, une camera, une ancre flotante, des fusées, de quoi alerter les cargos, et encore six avirons. "A partir de force 4, on ne peut plus ramer. On a aussi beaucoup de temps pour dormir et du temps pour téléphoner".
Charles Hedrich résume la première partie de la traversée, celle de la route du nord : "Seulement dix marins sur douze tentatives, en solo, l'ont réussie". Rendez-vous est pris.




