Les camps de concentration nord-coréens en question avec le témoignage de Kim Tae-Ji, survivant du camp de prisonniers politiques de Yodok, en Corée du Nord. Rendez-vous ce mercredi 18 avril à 18h30, Maison Diocésaine, 22 rue Séry au Havre.
Ecoutez Kim Tae-Ji avec France Info
Info Plus, communiqué : Le 15 avril 2012 marque une étape importante de cette campagne : Une pétition internationale comptant près de 170 000 signatures sera remise au représentant permanent de la Corée du Nord auprès des Nations unies basé en Suisse.
En France, Kim Tae-Jin, ancien prisonnier politique et l'un des meilleurs spécialistes de ces camps, témoignera pour la première fois auprès du public français lors d'une tournée de dix jours, entre le 10 et le 20 avril, où il alternera rencontres publiques, rendez-vous médiatiques et entretiens avec les autorités françaises.
En savoir plus : Au total, 6 camps de prisonniers politiques ont été recensés par les organisations internationales : ces camps sont divisés en zones de contrôle total et zones de contrôle révolutionnaire. Dans les premières, les peines purgées vont de quelques mois à 10 ans. Dans les zones dites de contrôle total, hommes, femmes et enfants, par familles entières, sont condamnés à y passer le reste de leur vie dans des conditions inhumaines : travail forcé, manque de nourriture, tortures, harcèlement sexuel, voire exécutions sont le lot de toutes les personnes officiellement « disparues » : l'espérance de vie y est particulièrement basse du fait de ces privations extrêmes.
Les camps regroupent les « opposants » au régime, coupables d'avoir écouté la radio sud-coréenne, critiqué la dynastie au pouvoir, ou encore tenté de trouver refuge dans la Chine voisine. Les autorités chinoises traquent et remettent systématiquement ces réfugiés à leur allié nord-coréen, les exposant, en toute connaissance de cause, à la torture, et à la mort à petit feu, quand ils ne sont pas purement et simplement exécutés à leur retour.
Par ailleurs, selon le système de « culpabilité par association », toute personne appartenant sur trois générations à la famille d’un « opposant » est susceptible d’être emprisonné à vie. On estime qu’au moins la moitié des personnes emprisonnées dans les camps le sont par « association ».
Les images satellite analysées par AI montreraient que la population des camps s’est accrue ces dernières années. Par ailleurs, des sources concordantes ont fait état de purges et disparitions comprenant des centaines de personnes au moment de l’accession au pouvoir de Kim Jong-Un en janvier 2012.




