Gilles Verrier, ancien directeur des ressources humaines de la division boissons d'Unilever, raconte:
J'étais alors directeur des ressources humaines de la division boissons d'Unilever. La décision avait été prise de fermer l'usine de thé du Havre. A l'issue d'une réunion de comité d'entreprise, les salariés m'ont signifié que je ne quitterai pas le site tant que l'entreprise ne reviendrait pas sur sa décision. J'ai perçu cette situation comme étant d'une extrême violence : être soudainement privé de sa liberté de mouvement, se sentir impuissant face aux risques d'exactions physiques, ne pas savoir combien durera cette épreuve. Plus qu'éprouvant ! (Le Monde)